« Crousti’livres » ou comment l’appétit littéraire vient en mangeant !

Publié le 23 septembre 2009

Et si (bien) manger pouvait rimer avec (bien) lire ? D’accord, en principe çelà ne se fait pas de lire en mangeant. Pourtant un libraire veut remettre en cause ce principe. Et proposer même en guise de promenade digestive d’aller découvrir sa librairie et ses coups de coeur. Je laisse donc Fabien Grovel responsable de la librairie St Paul/Siloë à Paris nous expliquer son concept de « Crousti’livres«  avec en exclusivité la maquette de la première publication : http://www.conseil-librairie.fr/docs/Crousti-livres-1.pdf.

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Fabien Grovel : “Trouver un moyen de développer la notoriété de la librairie afin d’augmenter sa fréquentation était mon objectif de travail pour l’année 2009. »

Les librairies indépendantes ne disposant habituellement pas d’un budget promotionnel très important, communiquer sur son enseigne par les moyens publicitaires classiques (revues, annuaires spécialisés, etc…) s’avère bien souvent coûteux parce qu’insuffisant, et finalement décevant pour au moins deux raisons :
1. La publicité est souvent noyée parmi d’autres, et sur un support tel qu’un annuaire spécialisé, par exemple, il y a statistiquement peu de chance que les lecteurs “tombent dessus” et s’y arrêtent.
2. Même si cette forme de publicité demeure à mon avis nécessaire, son plus gros inconvénient est qu’elle ne communique en rien sur l’identité propre d’une librairie. Essentiellement pour des questions de coût et d’espace, elle se contente la plupart du temps de renseigner sur l’existence et la localisation de l’enseigne sans aller beaucoup plus loin. Elle positionne rarement la librairie face aux autres. Autrement dit : ce ne sont pas les choix du libraire qui sont mis en avant mais seulement “le commerce de livres”. On passe donc complètement à côté de ce qui fait le cœur de métier du libraire, à savoir le conseil, qui est aussi (faut-il vraiment le rappeler ?) le principal facteur grâce auquel la clientèle potentielle repère l’enseigne, l’identifie clairement dans sa spécificité face à la concurrence, avant d’accepter d’entrer dans un processus de fidélisation.

Pour faire connaître son enseigne, L’autre solution reste d’obtenir gratuitement un article dans un magazine à l’occasion d’un événement singulier de la vie de la librairie. Problèmes principaux de cette solution : il faut s’y prendre au moins deux mois à l’avance et tomber sur un journaliste bienveillant qui ne croulera pas sous les communiqués de presse à ce moment-là.

Si elle est idéale en terme de communication, cette solution a ses inconvénients: miser en partie sur la chance, et planifier très en amont de façon régulière des événements susceptibles d’intéresser un journaliste. Ce n’est pas si simple !
De ce constat et de l’idée qu’il devait sûrement y avoir un moyen de penser un outil de communication qui mette en avant le cœur de métier des libraires est né “Crousti’livres“.

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Créer son propre support de communication
Nouveau support de communication dédié aux libraires, “Crousti’livres” est un magazine de critiques littéraires présenté sous la forme d’un set de table diffusé dans les brasseries.
Outre sa forme, l’originalité de Crousti’livres réside dans le fait que chacune de ses parutions est entièrement dédiée à l’enseigne d’une librairie indépendante souhaitant élargir sa zone de chalandise et le profil de sa clientèle en allant à la rencontre d’un public qui ne serait peut-être pas venu jusqu’à elle.

Pour une ou plusieurs parutions, Crousti’livres devient donc tout entier le support de communication d’une et d’une seule librairie. C’est pourquoi les critiques littéraires que vous trouverez dans Crousti’livres seront les coups de cœur des libraires de cette librairie-là, et que l’on trouvera, mis en évidence, son logo, ses coordonnées ainsi que les éventuelles rencontres et signatures prévues.

Sachant que Crousti’livres se trouvera durant 30 jours consécutifs sur les tables de 3, 4, 6 ou peut-être même 8 brasseries environnantes, et que son tirage se situera probablement entre 12.000 et 30.000 exemplaires, on peut estimer au bas mot qu’un minimum de 3000 personnes différentes auront eu sous les yeux le logo et les coordonnées de la librairie pendant une quarantaine de minutes. Il faut ajouter à cela qu’il ne faut que 6 à 8 minutes pour lire l’intégralité de Crousti’livres : le temps moyen d’attente du plat du jour…
Mais ce n’est pas tout, Crousti’livres possède encore un atout : son jeu-concours !

Attirer les lecteurs de Crousti’livres dans la librairie
Outre les 3 critiques de libraires, on trouve encore dans Crousti’livres une «critique» rédigée par un éditeur – ce qui renforce la notoriété du support –, et surtout la critique gagnante du concours Crousti’livres de la meilleure critique !
Le jeu est ouvert à tous les lecteurs de Crousti’livres et permet de gagner un chèque Lire ou un chèque Siloë d’une valeur de 50 euros ainsi que la parution de sa propre critique dans le numéro suivant de Crousti’livres !
Le principe de participation est simple : à la fin de son repas, le lecteur de Crousti’livres détache le coupon du coin inférieur droit de son set de table, et se rend à la librairie qui se trouve nécessairement dans un rayon d’environ 500 mètres. Là, il échange son coupon contre un bulletin de participation sur lequel il trouvera toutes les indications nécessaires.

Afin de participer au concours, notre homme aura donc dû passer à la librairie, la connaître de visu, et échanger un minimum avec le libraire afin de se faire préciser les modalités du concours. L’objectif recherché est atteint : faire connaître la librairie et en augmenter la fréquentation !

Une promotion intelligente
De tout cela, il faut retenir que Crousti’livres va bien plus loin qu’une simple publicité. Il est en effet le reflet de la «couleur» d’une librairie particulière, de sa singularité, des compétences et des goûts de ses libraires, parce que les critiques qu’on peut y lire sont les leurs ! Crousti’livres est donc entièrement personnalisé à chacune de ses parutions. C’est bien la force de ce support comme outil de communication, c’est aussi son exigence vis-à-vis des libraires, celle de prendre au sérieux leur cœur de métier : le conseil de lectures.”

Pour en savoir plus : http://croustilivres.agence-presse.net

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