Un libraire vaut-il un panda ?

Publié le 28 janvier 2012 | pas de réaction

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UN LIBRAIRE

VAUT-IL UN PANDA ?

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« Rondouillard » et « Joyeuse », deux pandas géants, viennent d’être transférés dans un grand zoo français. Venus de Chine, ils appartiennent à une espèce en voie de disparition et ils vont donc bénéficier d’un soutien matériel et financier afin de permettre la poursuite de leur activité. Celle-ci consiste principalement à profiter du temps qui s’écoule dans leur bambouseraie :

Coût du transfert : 750.000 €

Pierre Chevassu, libraire à Besançon, appartient lui aussi à une espèce en voie de disparition. Pour pérenniser la présence de sa librairie religieuse, qui malgré la « crise », continue de se développer, il voudrait bien, lui aussi, bénéficier d’un soutien financier. Et ainsi exercer son métier en consacrant plus de temps à l’accueil et au conseil de ses clients.

Coût de l’investissement : 200.000€

Pour la première fois un Groupement de librairies lance un appel à contributeurs pour soutenir une de ses librairies

Le G.I.E. (Groupement d’Intérêt Economique) des librairies SILOË créé en 1988 et comprenant aujourd’hui plus de 50 librairies, soit plus de 150 acteurs du monde du livre religieux, lance pour la première fois un appel auprès des français pour assoir le capital d’une de ses librairies et dynamiser son activité :

« Notre Groupement regroupe plusieurs points de vente en France, en Outre-mer et en Belgique. Le Groupement est constitué de librairies indépendantes (comme Besançon), de librairies diocésaines, de librairies monastiques, ou encore de librairies de Congrégations » explique Hubert Emmery, Président du GIE SILOE.

Chaque librairie est donc “propriétaire” du Groupement Siloë

Avec 6 librairies à sa création en 1988, le GIE SILOE s’est depuis développé considérablement puisqu’il a vu l’adhésion de 50 autres points de vente jusqu’à aujourd’hui.

Cette progression témoigne d’une réelle

demande des lecteurs dans cette partie spécifique du marché qu’est la librairie religieuse.

En 2010, l’activité du groupement d’intérêt économique des librairies SILOË a réalisé un CA de 25 millions € sur un marché global de la librairie religieuse représentant un CA d’environ 60 millions € en France.

« Cet appel a pour objectif de mobiliser et de fédérer un maximum de contributeurs pour garantir à la librairie Siloë Chevassu de Besançon, un avenir meilleur dans une stabilité retrouvée” précise Hubert Emmery

Votre aide est donc indispensable.

Votre soutien financier peut s’exprimer en dons ou en participations au capital


Contact librairie Siloë : Stéphane DAUMAY : Secrétariat Général des Librairies Siloë .

Tél. :06 12 73 61 06 . Mail : secretariat.general@siloe-librairies.com.

Contact presse : Dominique Loubao (Consultante communication associée Axiales) et Christine Soto (Agence L.C.S.M. – La Communication Sur Mesure)


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Paresse à la carte

Publié le 11 mai 2011 | pas de réaction

« J’aime le luxe et même la mollesse ». Ainsi dans son poème « Le mondain » daté de 1736, Voltaire casse-t-il véritablement les canons de l’époque qui s’évertuent à propager que le bonheur passe par l’austérité. Et si le bonheur passait aussi par la paresse ?

C’est un peu en substance ce que met en évidence le dernier dossier conçu et écrit par les librairies Initiales intitulé «Ecrire le travail». Dossier fort bien documenté, offrant une bibliographie de qualité et auquel ont contribué des auteurs de renom comme Didier Daeninckx.

« Pourquoi diable avoir choisi le travail comme thématique ? » se demande Sébastien Le Benoist de la librairie Quai des Brumes à Strasbourg et coordinateur du dossier. Sa réponse est tout en lucidité : « Tout simplement parce que la littérature est une véritable caisse de résonance de la société et de nos vies ». Et de continuer en vrai libraire ayant foi en son métier : «…Comme nous croyons en la littérature, puisse ce dossier nous donner la force de nous affranchir des maux et des mots du travail pour retrouver le plaisir de vivre et de penser chacun à son rythme ».

sdaumay-initiales-librairies

Chaque individu a sa propre notion de rythme, a fortiori lorsqu’il s’agit du travail… J’aime retenir un autre élément de réponse à la question posée par notre libraire et illustré par la carte de la paresse très ingénieusement bâtie par Sophie Garayoa, permanente du réseau des librairies Initiales : la notion de travail étudiée via le prisme de la littérature permet bien évidemment de s’imprégner des réalités ouvrières (Gérard Mordillat, Les Vivants et les Morts, Calmann-Lévy, 2005), comme de comprendre le cynisme du monde de l’entreprise (Delphine de Vigan, Les Heures souterraines, Lattès, 2009). Mais aussi, ce même prisme permet-il de naviguer via cette singulière carte de la paresse dans le dandysme (Marcel Proust, A la recherche du temps perdu), l’oisiveté féminine (Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses) ou encore dans les confins de « la paresse créative » (pour reprendre l’intitulé retenu) que l’on retrouve avec Franquin dans Gaston Lagaffe.

Alors oui, en considérant tous ces éléments, j’aime définitivement le travail (ok, surtout le mien !). Et je vais même me payer le luxe (sans la mollesse) de fixer la carte de la paresse au dessus de mon bureau, histoire de ne pas perdre le sens de l’orientation existentielle.

Carte de la paresse librairies Initiales

Dossier thématique n°25, Ecrire le travail


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Libr’air à Parthenay

Publié le 7 mai 2011 | pas de réaction

Recherche libraire pour vie commune en toute indépendance” Telle est l’accroche de la ville de Parthenay dans les Deux-Sèvres qui lance un concours national à des candidats à la création d’une librairie.

Dans le projet, il est explicitement indiqué que la pérennité d’une activité de librairie repose avant tout sur la maitrise d’un métier qui contribue à éveiller et nourrir le goût de la lecture des lecteurs et susciter la curiosité. C’est pourquoi, à travers ce concours national, la Ville de Parthenay vise à sélectionner et accompagner une ambition entrepreneuriale, de façon respectueuse de l’indépendance de la librairie et consciente des responsabilités que chacun doit assumer pour faire avancer la cause commune de la lecture publique

logo-ville-parthenayFichtre, diantre, mazzete ! C’est pas tous les jours que ce genre d’annonce est publiée ! Bravo pour l’initiative originale qui devrait créer un certain débat auquel je participerai assurément.

Donc, si vous ne savez pas trop quoi faire de vos diplômes d’IUT ou d’INFL, si vous voulez valider vos expériences dans les rayons d’une librairie ou si tout naturellement vous revendiquez des velléités en matière de création, prenez contact. Nous sommes au cœur d’une région volontaire vis-à-vis de la librairie indépendante et par ailleurs en terme de qualité de vie, les arguments ne manquent pas. Si besoin d’un petit conseil, n’hésitez pas à me sonner !

Alors à vos dossiers pour être libres comme le bon air de Parthenay. Libraire à Parthenay quoi !

Communiqué recherche libraire à Parthenay

Dossier candidature librairie Parthenay

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Lyon, capitale de la librairie

Publié le 30 avril 2011 | pas de réaction

rencontres-librairieLes dernières rencontres nationales de la librairies ont été organisées en 1990. Autant dire que je n’étais même pas en gestation dans le ventre de la librairie, occupé que j’étais à l’époque à savoir si la barbe m’allait bien, ou pas ou bof… Depuis, une femme (ma femme) m’a permis de répondre à la question, et définitivement c’est oui. Conforté dans mon opinion, j’ai pu ensuite débuter mon emploi en librairie en assumant pleinement ma pilosité faciale qui s’avérera au final bien compenser l’avancée du désert sur mon crâne de libraire.

C’était il y a 17 ans, autant dire une éternité pour nos métiers. Depuis, de l’encre parfois rouge a coulé sous les ponts de la librairie française. D’où une initiative programmée prochainement : les Rencontres Nationales de la Librairie. En effet, Le SLF, la fédération Libraires en Régions et l’association Libraires en Rhône-Alpes posent à Lyon les 15 et 16 mai prochain la seule question qui vaille d’être débattue : « Quelle librairie pour demain ? » Et d’indiquer dans la lettre d’invitation que « ces Rencontres nationales sont les premières organisées à l’initiative des libraires eux-mêmes. Elles ont pour ambition de marquer, au-delà de la diversité propre au réseau des libraires indépendants, l’unité de la profession autour d’enjeux communs pour la librairie d’aujourd’hui et de demain ».

 Les mots sont forts et sans équivoque :

• Initiative
• Ambition
• Diversité
• Indépendants
• Unité
• Enjeux
• Demain

Les Rencontres de Lyon seront un évènement à la hauteur des enjeux que doit traverser la profession. A ce jour, déjà 500 personnes sont inscrites. Ce chiffre est déjà un succès à lui seul et augure d’une profusion de prises de décisions, d’alternatives identifiées et d’ambitions affichées. Mais attention ! Les places étant limitées, elles sont dorénavant très chères et l’inscription est formellement obligatoire.

Alors rassemblement général ! Tous à Lyon pour apporter notre pierre à l’édifice qui servira de support à la librairie (à nos librairies !) de demain. Non, les libraires ne sont pas des extraterrestres du commerce, des zombis de la culture et encore moins des gardiens du temple du savoir. Ils savent être pragmatiques, clairvoyants et visionnaires. Ces rencontres le prouveront à nos partenaires comme à nos interlocuteurs.

Venons donc aussi à la rencontre de nous-mêmes ! C’est capital et c’est à Lyon.

Rencontres Nationales de la Librairie Lyon 15 et 16 mai 2011

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